Archive | mars, 2011

Ce qu’il s’est réellement passé le 14 janvier… ou pas

31 Mar

Note co-écrite avec Omar Tria

Disclaimer : Ceci est une note qui se veut humoristique, tout ce qui y est dit est de la pure fantaisie, la ressemblance avec des personnages existants est par contre tout sauf fortuite.

Suite à plusieurs témoignages recueillis durant deux mois de travail acharné, nous avons enfin pu reconstituer ce qui s’est réellement passé le 14 janvier 2011. Accrochez-vous, ça risque de vous choquer.

Vendredi, 14 janvier, 10 :30. Comme à son habitude, ZABA s’est levé tout endolori, les coups de cravache donnés par Leila la veille lors du « jeudi Sado » (à ne pas confondre avec le « lundi sodo ») se faisaient encore ressentir.

La veille, ZABA avait prononcé le fameux discours historique du « Ena Fhemtkom », discours qui lui a été dicté par Sami Fehri qui avait programmé une émission spéciale pour la soirée et qui, au vu de sa liberté de ton, ne pouvait passer que si le président proclamait la liberté des médias. Selon les  aveux de Sami Fehri, Moez Ben Gharbia et Belhassen Trabelsi (joint par Skype, compte : « Bel7a 69 »), c’est bien grâce à Sami Fehri que ce discours du 13 janvier a pu avoir lieu.

A peine réveillé,  ses « Grain d’Or » ingurgités (ZABA était peut-être un truand sanguinaire, mais au moins il consommait tunisien. Enfin à part pour le shit offert par son ami M6), l’ancien président appelle son bras droit Ali Soriati pour vérifier si sa côte est ressortie du trou ou elle se terrait depuis une vingtaine d’années. Soriati l’informe que des manifestations monstres se déroulaient à ce moment sur l’avenue Habib Bourguiba et qu’apparemment le peuple réclamait « des gages ». ZABA ne comprenait pas cet acharnement, pourtant Youtube remarchait, que voulaient-il de plus ?

Déjà déçu et marqué par les insultes proférées par son humoriste préféré Lotfi Abdelli la veille (ouvrir google à la page « Vieux Clown périmé ») et au bord de la déprime, ZABA appela son beau-fils Marwen Mabrouk. Instinctivement, ce dernier répondit au téléphone avec sa phrase habituelle « Tonton Zine, mani 9otlek l’option Play est réservée aux moins de 25 ans ! ». ZABA lui dit que cette fois-ci c’était plus grave, le peuple était dans la rue et qu’il ne savait plus ce qu’il devait faire.

Marwen Mabrouk, tout génie qu’il est (sa famille a quand même créé les gaufrettes Saida) avait quand même besoin d’une aide externe, c’est ainsi qu’il appela son ami Hakim Karoui (non pas le slammeur), qui contacta Jean-Pierre Raffarin afin d’avoir le numéro de Michelle Alliot Marie. Cette dernière une fois appelée contacta ses propres parents afin d’obtenir l’aide de Aziz Miled, spécialiste tunisien des trajets Tunis-Tabarka, qui lui proposa le plan machiavélique suivant : « ZABA doit partir quelques jours  en Arabie Saoudite avec sa famille. Durant ce temps, Orange allait offrir du bonus à tous ses abonnés et Géant allait faire des promos sur les laxatifs pour détendre la population, de son coté Nouvelair allait transporter un maximum de mercenaires africains en Libye afin de semer la zizanie et créer une diversion. Le peuple déstressé et focalisé sur la révolte libyenne, ZABA pouvait alors revenir tranquilou au pays comme si de rien n’était ».

Tout de suite alerté par ses 3 espions en Tunisie, Soufia Sadok, Hedi Habbouba et Razi Ganzou3i, Gaddafi demanda à prendre en otage le navire Hannibal 2 par ses mercenaires somalien dans lequel était chargé la fameuse cargaison de laxatifs importé par Ferid Abbas pour le compte de Marwen Mabrouk.

Pendant ce temps la en Tunisie, ZABA, Leila, Halima et le petit Mohamed ZABA embarquait dans leur Fiat Multipla (encore une exigence de Momo ZABA) direction l’aéroport de Tunis Carthage. Leila appela aussi sa famille pour leur suggérer de partir de la Tunisie le temps que ça se calme.

En même temps, le général  Rachid  « y’en » Ammar, avait été alerté par Yassine Ayari sur le fait qu’il se tramait un truc bizarre. Flairant le coup d’état manigancé par Marwen Mabrouk, Seriati et Bendir Man, il appela illico son Ministre Ridha Grira, (ministre de ZABA et membre du RCD. Il était aussi extrêmement intelligent vu qu’il aura fait croire à la Tunisie qu’il était derrière la révolution). Ce dernier lui suggéra  de se rendre à l’aéroport et de vérifier ce qui se tramait.

16h30 : Aéroport de Tunis Carthage, ZABA et sa troupe sont devant l’avion présidentiel Air Force Seven, prêts à embarquer, quand le « Maréchal » Général Ammar et son armée débarquent en trombe sur le tarmac. Armes aux poings, le général informe ZABA qu’il pourra partir avec sa famille à condition qu’il lui laisse les Trabelsi. Selon les témoins oculaires, Leila aurait crié « Khazzou9 3ala 7nekek » à l’encontre de Rachid « larguez les » Ammar (bon en vrai elle a sorti des trucs bien plus trash mais je crains de me faire censurer par le moubid si je publie ce qui a réellement été dit). Toujours est-il que ZABA a pu négocier la fuite du package promotionnel famille ZABA + Sakher + Belhassen Trabelsi en échange de la division 2 des trabelseya + Imed Trabelsi qui de toute façon ne pouvait partir nulle part vu qu’il ne parlait aucune langue étrangère (on raconte aussi qu’il est recherché par Interpol pour une histoire de Yacht mais notre déontologie journalistique nous empêche de donner du crédit à de telles rumeurs).

Une fois le départ acquis, Rachid « Mollah » Ammar appela de nouveau Yassine Ayari qui lui expliqua que Soriati (qui était aussi franc-maçon) préparait un coup d’état et qu’il fallait l’arrêter de suite. Problème : Seriati a fait alliance avec Slim Amamou qui à coups de requête DDOS a brouillé tous les GPS de l’armée afin qu’ils soient introuvables. Comme nous sommes un peuple assez chanceux, une intervention cruciale de (je sais que vous vous attendez tous à ce que je fasse débarque Dora l’exploratrice et sa carte dans l’histoire mais je ne vais pas le faire) de la célèbre blogueuse activiste Emna Ben Jemâa qui en quelques tweets a réussi à localiser Seriati et toute sa bande.

Une fois tout ce beau monde en taule, il fallait assurer la vie politique tunisienne. C’est là qu’est intervenu Monsieur Larbi Nasra. M. Nasra toujours soucieux du bonheur de son pays et fin connaisseur des lois tunisiennes préconisa le passage à la loi 72 (ou article 56, nos sources ont un problème avec les chiffres) en donnant le pouvoir à Mohamed Ghannouchi et ce en présence de Abdallah Kallel et Foued Mebazzâa. Par chance les 2Be3 de la politique comme on les appelait dans le milieu (pas pour leur pas de danse extraordinaires mais plutôt parce que Mebazzâa ressemblait étrangement à Adel)  étaient réunis dans la villa de « Foufou » a Carthage pour le célèbre vendredi naturisme, il était donc facile de les réunir et les faire passer sur TV7 pour dire que ZABA s’était barré momentanément.

Durant cet évènement, un seul mystère plane encore, il s’agit de la cravate mauve que portait Kallel à la télé. Certains parlent d’un code, nous on pense juste qu’il s’agit d’un surplus de conneries.

Notre équipe espère vous avoir éclairé sur ce qui s’est passé ce fameux 14 janvier 2011. Notre version est de loin la plus argumentée, nos sources sont les plus fiables du pays et nous demandons juste aux magazines qui voudront récupérer cette version de nous citer. Merci.

PS : Le combat n’est pas fini, plusieurs complots se trament encore, il se murmure que Beji Caid Essebsi est le petit fils de Bourguiba (Bourguiba Junior Junior). Les francs-maçons, à leur tête Salah Farzit et Slim Amamou veulent renverser le pouvoir. Yassine Ayari a toujours une Webcam…

Le peuple tunisien pourra t’il empêcher ces nouveaux complots ?

Latifa Arfaoui pourra-t-elle rechanter de nouveau sans crainte de représailles ?

Kenza Fourati existe-t-elle vraiment ?

Si vous Pokez Cheikh Mourou sur Facebook vous pokera-t-il a son tour ?

PPS : Si on enlève 3 lettres à ZABA et qu’on rajoute un C et un E, ça fait « BCE », coïncidence ? Je ne le pense pas…

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